Travail parlementaire 2014-2019

La discrimination à l’entrée des discothèques et des lieux de sorties.

Interpellation de Mme Fatoumata SIDIBE, Députée bruxelloise FDF, à Mme Bianca DEBAETS, Secrétaire d’Etat, chargée de la Coopération au développement, de l'Egalité des Chances, de la Sécurité routière, de l'Informatique et du Bien-être animal - Lundi 4 mai 2015.

Concerne :       La discrimination à l’entrée des discothèques et des lieux de sorties. Le compte rendu est disponible ici.

De nombreux citoyens sont systématiquement confrontés à des discriminations à l’entrée des discothèques et dans les lieux de sortie. Souvent sans raison valable, sur base de critères aléatoires et/ou arbitraires,  Certains jeunes parlent de sélection au faciès, d’un racisme qui ne dit pas son nom. Les jeunes disent «   On s’est habitués à ça… Même quand notre tenue vestimentaire est irréprochable, notre attitude et langages polis, on se fait recaler ».

En août 2013, je me suis vue refuser l’entrée d’un restaurant à l’heure du midi au motif que je ressemblais à une « jeune femme de type mulâtre qui se livrerait à la grivèlerie, c'est-à-dire qui rentre dans le restaurant, mange et repart sans payer !  Je leur ai dit que je n’étais pas ce genre de personne, l’accès m’a été refusé. J’ai dû appeler la police et insisté, je dis bien insisté, pour porter plainte pour discrimination !

Récemment, un jeune m’expliquait que lorsqu’on lui a refusé l’accès dans une discothèque, il a appelé la police, venue d’ailleurs à plusieurs, on lui a rétorqué « Le portier est noir, ça ne peut pas être du racisme !  » La preuve qu’il y a du travail d’information et de sensibilisation à faire aussi au niveau de la police !!

La diversité dans la fonction publique régionale

Parlement régional bruxellois

Question écrite  de Mme Fatoumata SIDIBE, Députée bruxelloise FDF, à M. Rudi VERVOORT, Ministre-Président du Gouvernement bruxellois, chargé des Pouvoirs locaux, de la Politique de la Ville, du Développement territorial, des Monuments et Sites, du Tourisme et des Affaires étudiantes.  Concerne :  La diversité dans la fonction publique régionale - avril 2015. La réponse est disponible ici.


Le dernier baromètre de la diversité en date indique notamment l’existence de discrimination significatives à l’encontre des personnes homosexuelles.  En outre, on se rappelle l’assignation en justice de la Belgique par la Commission européenne en 2013 pour discrimination dans l’accès aux emplois de la fonction publique locale[1]. Il importe donc de fonctionner conformément aux prescrits de l’ordonnance du 4 septembre 2008 visant à lutter contre la discrimination et à favoriser la diversité dans la Fonction publique régionale bruxelloise et de son arrêté d’exécution pris par le gouvernement le 3 mars 2011.

C’est pour cela, Monsieur le Ministre, que je voudrais vous poser les questions suivantes :

La sensibilisation et la prévention aux mariages gris

Parlement francophone bruxellois
Question écrite de Mme Fatoumata SIDIBE, Députée bruxelloise FDF, à Madame Céline Préault,  Ministre, chargée de l'Action sociale et  de la Famille, du Sport. Concerne : La sensibilisation et la prévention aux mariages gris. La réponse est disponible ici.


La problématique des mariages gris est de plus en plus présente dans l’actualité.  C’est un sujet sensible et complexe. Il touche à la fois à l’intime et  à la question de l’immigration, du regroupement familial. Il est dit que ce phénomène prend de l’ampleur en Belgique mais également au sein de l’union européenne.

C’est un phénomène qui crée des drames et de grandes souffrances chez les victimes.

Contrairement au  mariage blanc, un  contrat financier entre deux personnes absolument lucides sur le fait qu’elles fraudent l'institution matrimoniale, le mariage gris est   une escroquerie  sentimentale.

Le mariage gris est employé par les victimes pour décrire un mariage frauduleux, une arnaque aux sentiments mise en œuvre pour obtenir un titre de séjour.  On parle de mariage "gris" quand l'une des personnes avait une intention réelle et sincère de vie commune et s'est fait "avoir" par l'autre, qui elle n'avait pour but que l'intention d'obtenir une carte d’identité. C’est une escroquerie sentimentale. 

L’un est de bonne foi  et nourrit de réels sentiments  alors que l’intention de l’autre n’est manifestement pas la construction d’une communauté de vie durable, mais uniquement d’obtenir un avantage en matière de séjour, lié au statut d’époux ou d’épouse.

Alphabétisation et français langue étrangère

Parlement francophone bruxellois

Interpellation de Mme Fatoumata Sidibé à M. Rudi Vervoort, ministre en charge de la Cohésion sociale. La réponse est disponible ici.
Concerne : Interpellation sur l’alphabétisation et le Français langue étrangère - 30 avril 2015

Notre société est résolument tournée vers les technologies de l’information et de la communication. Les messages sont omniprésents. Les interactions gagnent en instantanéité de jours en jours. L’avenir technologique qui se présente à nous renforcera notre potentiel d’écrire, d’imaginer, de créer, de participer sur le plan social, économique et politique. Cet avenir est dans un sens une promesse d’émancipation. Certains en sont et seront malheureusement exclus.

Ces derniers ne seront pas indépendants, ils seront maintenus dans l’ignorance de leurs droits et devoirs, ils seront exclus socialement et professionnellement. Ils rateront une nouvelle émancipation car lire et écrire est un partage de réflexion critique ainsi qu’un questionnement du monde en soi.

L’incapacité à lire est un déterminant social de la santé. L’analphabétisme est une atteinte aux droits fondamentaux des personnes et limite l’exercice de la citoyenneté. Je le dirai clairement : l’analphabétisme est un handicap qui ne semble pas faire l’objet d’une prise en compte spécifique dans le cadre des missions de service public.

D’abord l’absence de chiffres.  Il est déplorable de constater que trop peu d’enquêtes quantitatives et systématiques aient été accomplies. Il est encore plus déplorable de constater l’abandon des projets allant en ce sens ; le coût étant jugé trop élevé dans le contexte budgétaire actuel.

On estime que 10% de la population adulte, en Communauté française Wallonie-Bruxelles, est analphabète ou illettrée.

Le projet de musée de l’immigration définitivement dans les cartons ?

Parlement Région de Bruxelles-capitale

Interpellation de la députée Fatoumata Sidibé à Monsieur Rudy VERVOORT, Ministre-Président en charge des Pouvoirs locaux, du Développement territorial, de la Politique de la Ville, des Monuments et Sites, des Affaires étudiantes, du Tourisme, de la Fonction publique, de la Recherche scientifique, du Port de Bruxelles et de la Propreté publique. La réponse est disponible ici.

Concerne : Le projet de musée de l’immigration définitivement dans les cartons ? - 22 avril 2015

Monsieur le ministre,

Depuis 2001, le projet d’un musée de l’immigration est un long feuilleton qui a connu des rebondissements pour finalement tomber en léthargie.

Aujourd’hui, plus que jamais, il est temps de le réveiller. A l’heure où le secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration, doute de la "valeur ajoutée" de certaines diasporas, classifiant, jugeant certains à l’aune de leurs origines, à l’heure où certaines déclarations xénophobes se banalisent, à l’heure où il s’agit non plus seulement de vivre ensemble, mais de mieux vivre ensemble et de faire société ensemble, il est temps de montrer par l’exemple que les immigrés sont des citoyens à part entière et qu’à des moments différents de l’histoire, ils ont contribué et continuent à apporter une plus-value économique pour les économies des pays d’accueil.

Les immigrés ne sont pas des OVNIS qui ont posé leurs soucoupes volantes sur le territoire belge. Ce ne sont pas des  corps étranger. Ils font partie de l’histoire de la Belgique. Que ce soit à travers  l’histoire tumultueuse des colonisations, l’histoire de l’immigration liée à l’histoire du travail, à l’appel massif  au lendemain de la Seconde Guerre mondiale d’une main d’œuvre étrangère qui vient  particulièrement  travailler.

Bilan de la lutte contre les mariages forcés et intégration dans le PAN 2015-2019

Parlement francophone bruxellois.

Bilan de la lutte contre les mariages forcés et intégration dans le PAN 2015-2019 - vendredi 3 avril 2015
Interpellation de Fatoumata Sidibé, à Mme Céline Frémault, ministre de l'Action sociale et de la Famille. La réponse est disponible ici.

Les mariages forcés sont une réalité. Elle reste méconnue. Elle reste peu visible. En atteste l’absence de chiffres réels sur l’ampleur de cette problématique. Plusieurs études ont cependant été menées sur le sujet.
En Belgique, en 2004, la Direction de l’Egalité des Chances a réalisé une étude sur les mariages forcés intitulée : « Le mariage : un choix pour la vie ? Une enquête sur les aspirations et attentes des jeunes envers le mariage ». Cette enquête menée par l’UCL à la demande de la Communauté française portait sur 1200 élèves (de 15 à 18 ans) à Bruxelles, Liège et Charleroi.
Cette étude avait révélé que 23% des jeunes interrogés se sentaient concernés de près ou de loin par le phénomène des mariages forcés (7 % des jeunes avaient reconnu avoir eu connaissance d’un mariage forcé dans leur famille et 16% d’entre avaient constaté de telles pratiques dans leur entourage).

La diversité dans la fonction publique

Parlement francophone bruxellois.

Interpellation de Mme Fatoumata SIDIBE, Députée bruxelloise FDF, à Mme Cécile Jodogne, Ministre, chargée de la Fonction publique et de la politique de la Santé. La réponse est disponible ici.

Concerne : La diversité dans la fonction publique  - 3 avril 2015

Le dernier baromètre de la diversité en date indique notamment l’existence de discrimination significatives à l’encontre des personnes homosexuelles. En outre, on se rappelle l’assignation en justice de la Belgique par la Commission européenne en 2013 pour discrimination dans l’accès aux emplois de la fonction publique locale1. Dans ce contexte, la discrimination était linguistique. Le sujet est donc d’actualité. Les pouvoirs publics doivent pourtant donner l’exemple en matière de diversité.

Nous devons garder à l’esprit l’objectif suivant, à savoir la promotion de la diversité et de lutte contre la discrimination conformément aux prescrits - et je rectifie pour le compte-rendu :
- le décret du 9 JUILLET 2010, relatif à la lutte contre certaines formes de discrimination et à la mise en œuvre du principe de l’égalité de traitement
- et le décret du 21 juin 2013 portant intégration de la dimension de genre dans les lignes politiques de la Commission communautaire française.

Sur le plan opérationnel, il importe de ne pas créer des mécanismes d’insertion trop particuliers qui isolent les travailleurs et contreviennent au principe d’égalité. Aussi, il ressort d’autres débats que la dernière épreuve de recrutement, à savoir l’entretien, est souvent l’obstacle le plus prégnant à l’insertion de travailleurs dans la fonction publique.

Le recrutement du personnel féminin au sein de la STIB

Parlement bruxellois

Interpellation de Mme Fatoumata SIDIBE, Députée bruxelloise FDF, à M. Pascal SMET, Ministre, chargé des Travaux publics, de la Mobilité et des Transports.

Concerne : Le recrutement du personnel féminin au sein de la STIB - 16 mars 2015. La réponse est disponible ici.

Ce 26 février 2015, le journal La Capitale, en page 8, présentait le taux d’occupation féminin  des emplois à la STIB.  Les femmes n’y représentent que 9% du personnel.  

Le pourcentage de femmes n’y augmente que très légèrement d'année en année : 8,6% en 2012 ;  8,67% en 2013 ;  et finalement, 9,05% en 2014.

L’article indique que des campagnes de communications ciblées tentent d’attirer les femmes vers les fonctions de conductrices de trams, des métros et des bus, actuellement occupés à 5,8% par des femmes, et les fonctions techniques (ingénieurs, bacheliers et techniciens en électricité, électronique, mécanique et électromécanique, mais aussi en informatique, en construction).  

Les femmes seraient très peu nombreuses à postuler. « Et elles ne représentent
même que… 1,8% seulement du personnel ouvrier (hors conduite)! Dans les bureaux, par contre le personnel féminin est plus présent, mais demeure encore largement minoritaire: il représente 24,2% des cadres et 17,2% de la direction »,  affirme Cindy Arents, porte-parole de la société de transport en commun.

 

Charlie censuré à Bruxelles

Question d’actualité de Fatoumata Sidibé en séance plénière du 06 mars 2015 - Charlie censuré à Bruxelles

1500 exemplaires de "l'Agenda Interculturel" jetés à la poubelle au Centre bruxellois d’action interculturelle. La réponse est disponible ici.

Un récent article du magazine le Vif/L’Express nous apprend que l’édito de l’association "Agenda interculturel" devait être publié, illustré d’une caricature du prophète Mahomet esquissé par le défunt CABU de Charlie Hebdo "c’est dur d’être aimé par des cons".
Cependant, deux formateurs musulmans du CBAI (centre bruxellois d’action interculturelle) se sont opposés à cette publication et tous les agendas déjà imprimés ont été jetés aux ordures ! Il faut donc en déduire que leur opposition a été gagnante ! Et selon les déclarations de la directrice rapportées par le magazine Le Vif, cette difficulté a été résolue "en interne et que cela ne regarde pas l’extérieur"...
Or, si je ne m’abuse, la COCOF finance pour part cette association ! Et, bien que je puisse comprendre que les évènements dramatiques que nous avons connus récemment incitent à la prudence, je ne peux que m’insurger face à de telles décisions, que ce soit en termes de gaspillage ou de bafouement de la liberté d’expression !

Mes questions sont donc les suivantes :

  • Quel est le subside actuellement alloué par la COCOF à cette association ?
  • Quelle est la position du Collège concernant cette décision du CBAI d’envoyer 1500 d’exemplaires déjà imprimés de l’Agenda interculturel au pilon ?

 

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