Prise en charge des victimes d’agressions sexuelles

Parlement francophone bruxellois

Question orale de Fatoumata SIDIBE, députée FDF, à Rachid Madrane, Ministre de l’Action sociale et de la Famille - La réponse est disponible ici.

Concerne : Prise en charge des victimes d’agressions sexuelles - 28 février 2014.

Ce 14 février de 12h à 14h devant le Palais de Justice, s’est déroulé le One Billion Rising; une initiative mondiale, proposée par V-Day, qui avait pour but de mobiliser un milliard de personnes dans le monde l contre les violences faites aux femmes le jour de la Saint-Valentin. Une femme sur trois est violée ou battue dans le monde, soit un milliard de femmes. En Europe, 7 femmes meurent chaque jour de violence conjugale, et une sur 10 est victime de violence sexuelle. En Belgique, les chiffres sont alarmants et sont loin de refléter la réalité : 4083 faits de viols en 2011, soit environ 11 viols par jour!  Seule une victime sur dix porte plainte. Car non seulement il existe un énorme tabou concernant cette forme de violence, mais en plus, le manque de soutien, de connaissance de leurs droits, réactions stéréotypées du système judiciaire, empêchent les victimes de sortir de l’ombre. Cette année la mobilisation a dénoncé les violences sexuelles et réclamé des mesures afin que les victimes trouvent justice et réparation.   Ma question concerne au niveau de la Cocof, de la prise en charge des victimes d’agressions sexuelles. Il est essentiel que les victimes puissent être soutenues, accueillies, prises en charge par des services compétents. Il est important que les victimes puisent disposer d’une information utile sur les différents services d’aide et les démarches urgentes à effectuer. Le secteur de l’aide aux justiciables et la prise en charge des victimes est une préoccupation importante de la Commission communautaire française. C’est dans cette optique que vous avez d’ailleurs agréé en 2008 deux nouveaux services d’aide aux justiciables, à savoir SOS viol et le Centre de prévention des violences conjugales et intrafamiliale.   En Belgique francophone, l’association SOS Viol est actuellement la seule association francophone qui s’occupe exclusivement de victimes d’agressions sexuelles. Elle permet aux victimes de pouvoir bénéficier d’informations juridiques, d’un accompagnement social ainsi que d’un suivi psychologique à court, moyen ou long terme. De son côté, l’association  Sos Inceste Belgique asbl a pour mission d’offrir un lieu d’accueil, d’écoute et de soutien aux victimes d’agressions sexuelles intrafamiliales. Elle travaille en réseau avec des professionnels du monde psycho-médico social et juridique.   Les restrictions budgétaires  de la Cocof touchent de plein fouet ces structures qui fonctionnent surtout grâce aux bénévoles qui ne ménagent ni leur temps, ni leurs efforts pour écouter, accueillir, accompagner la victime dans la voie de la reconstruction.   Par conséquent, je souhaiterais demander à  Monsieur le Ministre : - Quelles actions sont entreprises afin de faire connaître les différents services d’aide existants auprès des victimes de tels actes  et améliorer l’information à cet égard notamment sur l’ensemble des démarches à accomplir ? - Des campagnes d’information sont-elles prévues en collaboration avec les associations du secteur ? - Quel soutien est  le soutien actuel accordé par la Cocof  à ces associations ? - Quel soutien est apporté par le gouvernement afin de venir en aide aux victimes d’agressions sexuelles?